mercredi 29 août 2018

Kate Sheppard, la reine des suffragettes

J'ai remarqué qu'à chaque fois que je discute de l'histoire des femmes  avec des Français, ils me parlent du Général de Gaulle qui a accordé le droit de vote aux Françaises en 1944 et marquent cette date comme le début de l'égalité des sexes ou même le début de quelconque liberté dans les droits de le femme. J'ai alors l'impression que pour eux cette date signifie presque l'apparition de la femme dans la société. Eh bien, même si la France a toujours été  quelque part un pays d'opportunités pour les femmes qui pouvaient s'y développer intellectuellement en tant que salonnières ,écrivaines ou peintres et enfin même accéder aux universités dans la seconde moitié du 19e siècle, on doit avouer que le droit de vote y est arrivé très tardivement. Et savez vous en quelle année les femmes ont-elles pu voter pour la première fois ?

                                                     1993 !!!!!

Ce pays merveilleux qui a su se monter si en avance de son temps est la Nouvelle Zélande. Mais il n'est pas parvenu à cette révolution sociale comme ça, par pure gentillesse. C'est la mobilisation des suffragettes qui a aboutie à la nouvelle loi électorale signée le 19 septembre 1993 par le gouverneur de la colonie David Boyle, Lord Glasgow.  Faisons la connaissance d'une de figures emblématiques de ce grand succès féminin, Mme Katherine Sheppard.


Kate Sheppard.jpg

L'activisme de Kate dans la cause de suffragettes commence avec son engagement dans l'association des femmes chrétiennes contre l'alcool, The Women's Christian Temperance Union (WCTU).  En plus de son objectif principal de l'interdiction de l'alcool, cette organisation a développé également un intérêt féministe en ce qui concerne la lutte contre  la violence conjugale causée souvent par la consommation de la boisson. Or, pour pouvoir avoir plus de mots à dire dans les affaires qui les concernaient, les femmes avaient besoin du vote.
En 1887, on lui confie la responsabilité de mener le combat en faveur du suffrage féminin. Elle s'y prend sérieusement en rédigeant des pétitions et en les présentant au Parlement. Les résultats sont satisfaisants : on compte déjà 10 000 signatures en 1891, 20 000 en 1992 et enfin presque 32 000 en 1893.
Mais ce n'est pas le seul moyen qu'utilise notre brave Katherine pour arriver à son but. Elle publie des pamphlets et délivre des discours à travers le pays.
Elle a une certaine chance de nouer une amitié avec un des hommes politiques qui soutenait  sa compagne ainsi que le mouvement de tempérance , Alfred Saunders.
Ses efforts mènent aux quelques tentatives du renouvellement de la  loi électorale en faveur des femmes, même si elles n'aboutissent pas toute de suite à la victoire, faute de quelques votes trop conservateurs. En tout cas, l'action progresse car la chambre des lords est de plus en plus ouverte à l'extension du droit électoral aux dames.

Enfin la troisième pétition présentée au parlement compte tellement de signatures que même les opposants cèdent visiblement puisqu'ils se sont absentés durant le vote de la loi électorale.
Sheppard reçoit un télégramme avec des félicitations de la part du Premier Ministre Richard Seddon ainsi que le stylo avec lequel le gouverneur Boyle a signé la loi.

Mais le travail ne se termine pas ici pour Kate et son équipe - maintenant il faut encourager le plus grand nombre des femmes à voter dans les prochaines élections qui ont lieu déjà en novembre, donc deux mois après avoir obtenu le suffrage universel. Cette fois-ci les résultats sont rès satisfaisants pour cette première année : environ 65 % des femmes votent, cela fait déjà plus que la moitié ce qui n'est pas toujours évident.
Après cela, elle rentre en Angleterre, son pays d'origine avec son mari et son fils pour aider les suffragettes anglaises dans leur combat. Malheureusement, celui-ci va durer plus longtemps car même jusqu'au 1928, puisque c'est à partir de cette date que les dames peuvent voter sur un pied égal avec les hommes vu que la loi électorale de 1918 concerne des groupes limités des femmes.
Elle reste aussi active dans de différentes associations féministes telles que Le Conseil National des Femmes Néo-Zélandaises dont elle est élue présidente en 1896.




                           Znalezione obrazy dla zapytania kate sheppard                              

Durée de vie : 1847-1934
Education : très bonne apparemment; à part l'enseignement traditionnel musical elle se connait en économie vu qu'elle reçoit d'abord le poste de Surveillante Générale de Statistiques dans WCTU, ses écrits montrent également le savoir dans le domaine du droit et de la science.
Activités : activiste du socialisme chrétien ( élue même secrétaire de l'Association des Dames de la Trinité en 1884, elle enseigne l'école du dimanche, fait partie d'une chorale)  , suffragette, journaliste ( elle s'occupe d'une page consacrée à son association WCTU dans une magazine de tempérance, The Prohibitonist , rédactrice du journal mensuel  The White Ribbon  en 1895)
Citations considérables : << Ne croyez pas que votre vote ne compte pas beaucoup. La pluie qui rafraichit la terre est constituée de gouttes >>
Anecdotes : elle fait partie d'un club de bicyclettes féminin de années 1890s, The Atlanta Ladies Cycling Club
Récompenses posthume : En 1973, son buste se retrouve dans le Parlement. En 1992,  elle apparait sur une pièce de 10 dollars néo-zélandais. The Kate Sheppard National Memorial est inauguré en 1993 par un groupe de femmes de Christchurch  pour célébrer le centenaire de la victoire politique. Sa maison fait partie du Patrimoine Néo-Zélandais. La pièce de théâtre "Ô tempérance" en 1972 par Mervyn Thompson. Le  musical rock intitulé "The bloody woman"  sorti en 2016. Une place et une avenue nommées en son honneur. Ainsi que de différentes "maisons" dans des écoles néo-zélandaises. (tout comme Gryffindor ou Slytherin dans Harry Potter.)

Ainsi on a appris que le progrès se fait à petits pas et doit toucher les consciences humaines pour pouvoir arriver. Même si les femmes n'ont pas eu les mêmes droits toute de suite, leur condition sociale évoluait de plus en plus jusqu'à triompher à nos jours.

Merci à toutes les suffragettes et à la Wikipédia :D

Crulova


jeudi 9 août 2018

Camille Claudel, sculptrice à en devenir folle



La seconde moitié du 19e siècle connait une révolution en arts, révolution qui touchera également les femmes qui exprimeront de plus en plus leurs talents artistiques, que ce soit en peinture ou en sculpture. Certaines écoles accueilleront les dames, c'est par exemple le cas de l'Académie Julian ou encore de l'Académie de Colarrossi fréquentée par notre héroïne d'aujourd'hui, Camille Claudel.

Son nom n'est pas inconnu, elle est la sœur ainée du poète et diplomate Paul Claudel.
Il arrive que les grands artistes ont des relations compliquées avec leur entourage familial. C'était malheureusement le cas de la pauvre Camille dont la mère n'appréciait pas particulièrement l'intérêt de celle-ci pour la sculpture. Ou n'appréciait même  pas sa fille en tant que personne, non plus.
Mais la vie ne donne jamais que des mauvaises choses, la jeune fille avait la chance de posséder un père aimable et tolérant qui soutenait sa vocation artistique et dont l'engagement financier a permis à la future sculptrice… devenir sculptrice. Il lui a payé ses tuteurs et Camille a pu même louer son atelier où elle invita des jeunes Anglaises passionnées tout comme elle par la sculpture. On retrouve parmi elles Jessie Lipscomb qui sera une bonne amie à Camille, surtout pendant leurs débuts artistiques.

Voici une photo d'eux en plein travail :


             Znalezione obrazy dla zapytania camille claudel et jessie lipscomb



C'est en 1882 que Camille fait la connaissance du maître Auguste Rodin. Les deux collaboreront ensemble une dizaine d'années, pas seulement dans le cadre du travail : p
La rupture brusque arrivera en 1899 avec la grande sculpture L'Âge Mur qui représentera un peu les problèmes du couple. Disons que Rodin était trop attaché à son amante de longue date, Rose Beuret.

Voici le résultat :


Znalezione obrazy dla zapytania age mur



Et ce n'est pas la seule révolution artistique commise par l'inspiration de Camille. Ma préférée reste La Valse :
Znalezione obrazy dla zapytania valse claudel











Malgré sa petite renommée, Camille ne sera pas la plus épanouie des artistes. C'est vrai qu'elle a pu jouir pendant quelques années de sa riche cliente comtesse de Maigret ainsi du soutient de son agent Eugène Blot mais rien ne dure. Son malheur amoureux et familial la fera sombrer dans une dépression, et puis même dans la folie. Après la mort de son cher papa, son état s'aggrave et elle est obligée d'entrer un hôpital psychiatrique.  Les avis sont partagés : certains témoignent effectivement de ses symptômes inquiétants qui peuvent justifier son internement à l'asile, d'autres y voient presque un complot de la part de sa méchante famille qui voudrait se débarrasser d'elle une fois pour toute. Malheureusement, Camille a passé les derniers 30 ans de sa vie enfermée et souffrante. Pas tout le monde l'a oublié, des sociétés artistiques féminins exposaient ses travaux surtout dans les années 30, Rodin a décidé de consacrer à la fin de sa vie une pièce du hôtel Biron  aux travaux de Camille.

Durée de vie: 1864-1943
Education: étudiante à l'académie de Colarrossi ouverte aux femmes
Activité: sculptrice, artiste peintre
Réussites: sa sculpture Sakountala est exposée avec succès en 1888 et obtient même le prix du Salon. Son œuvre Clotho   est exposé en 1893 à la Société des Beaux Arts, elle expose la même année à l'Exposition Universelle de Chicago (on en reparlera encore plusieurs fois, vu la délégation féminine) ,en 1903 elle expose dans le Salon des Artistes Français. Elle reçoit en 1907 une ou deux commandes de l'Etat.
Les admirateurs de Camille refusent d'accepter son internement à l'asile, une compagnie de presse est lancée et le journal L'Avenir de l'Aisne publie en 1913 un virulent article contre le traitement qui lui a été infligé.
Citations considérables: <<Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose. >> - Rodin, <<Une révolte contre la nature - une femme génie>> - l'écrivain et journaliste français Octave Mirbeau (le pauvre n'a pas connu trop de femmes génies visiblement) 
Anecdotes : liaison possible avec Debussy qui conservera son œuvre La Valse jusqu'à sa mort.
Récompenses de son vivant: prix du Salon pour Sakountala en 1888.
Récompenses posthume: une exposition de ses travaux organisée en 1951 , une autre grande exposition a lieu en 1984,  Le musée de Camille Claudel ouvert en 2017, le Musée Rodin possède une pièce dédiée aux travaux de Camille, 3 films qui racontent sa vie (1982,1988, 2013), sa sculpture La jeune fille à la gerbe  est désignée en 2003 comme  l'un de Trésors Nationaux.  l'auteur norvégien Henrik Ibsen s'inspire de la relation entre Camille et Rodin pour écrire en 1899 la pièce , Gaël Le Cornec publie en 2012 la pièce Camille Claudel, un musical de même titre  sort en 2003 (œuvre du compositeur  Frank Wildhorn avec les paroles écrites par Nan Knighton), rajoutons encore la pièce de Miskowski La Valse de 2000. Et deux ballets (2002, 2013). 
Plusieurs rues, collèges, lycées et autres établissements nommés en son honneur. La Valse figure sur un timbre postal en 2000 tandis que son visage se retrouve sur un billet de 10 euro en 2012.
Des associations Camille Claudel crées en 1991 et 2004.

Ainsi, on voit que le père peut être un meilleur parent que la mère, la passion pour l'art peut créer des expériences inoubliables et la reconnaissance du peuple vient souvent au moment le plus inattendu...comme la mort.

Que soit bénie la Wikipédia.

A la prochaine

vendredi 13 juillet 2018

Ada Lovelace, une mathématicienne à l'époque victorienne

Que penseriez-vous si je vous disais que d'après les milieux scientifiques le premier programmeur informatique était une femme ? Et que cette même  femme était en plus la fille du poète célèbre du romantisme  Lord Byron ? J'ai l'honneur de vous présenter Ada Lovelace, celle qui a fait quelque chose d'atypique à l'époque où une reine régnait sur Angleterre….et même avant.
Petite Ada Byron ne connaissait pas son père à cause de la séparation hâtive de ses parents. Sa mère Anabelle, haineuse de son mari, a fui avec sa fille quand cette dernière n'avait qu'un an. A sa chance, notre cher George a donné son accord à ce départ et au divorce qui a suivi. Cependant, notre héroïne parlera bien d'une science poétique dans sa vie d'adulte, donc quelque part de son papa lui a resté ; )
Bien que sa mère n'était pas toujours  très affective avec elle, elle a bien transmis à Ada son intérêt pour les maths. Car oui, elle en avait elle même puisque Byron l'appelait même Princesse de Parallélogrammes.
 Mais la véritable aventure avec les maths commence pour Ada lorsqu'elle fait la connaissance de Charles Babbage, l'inventeur de la machine analytique, c'est à dire, l'ancêtre de l'ordinateur.
Âgée de 17 ans, elle découvre donc les travaux de Babbage qui deviendra son ami et son mentor.
Elle entretient avec li une correspondance et partage ses recherches sur la machine, au point où elle rédige un article sur son fonctionnement en y ajoutant un algorithme qui, redécouvert dans les années 50 du 20e siècle, sera globalement reconnu comme premier programme informatique.
Après, il est vrai que des débats se sont poursuivi sur la question de la contribution de Lady Lovelace à la machine et certains réclament que c'est Babbage qui est l'auteur du calcul. Pourtant, il y a des indices qui la désignent en effet comme personne ayant écrit cet article.
Une chose qui peut être inspirante dans le personnage de Mme Lovelace, c'est son parcours troublé par la maladie qui l'accompagnait toute sa vie, jusqu'à sa mort du cancer utérin à l'âge de seulement 36 ans. Sa santé fragile ne l'a pas empêché de se réaliser et c'est ce qui compte.
Puis, elle a eu quand même des enfants don c'est mignon de la voir se forger une petite carrière dans la science à cette époque : )

Elle apparait dans un épisode de la deuxième saison de Victoria, série télé sur les années débutantes de la jeune reine.

Voici la vrai Ada :
                                                           


                                
Durée de vie : 1816-1852
Education : grâce à sa maman passionnée également par les maths, Ada reçoit des précepteurs qui l'enseignent donc cette discipline peu exploitée  par les jeunes filles de l'époque. Parmi ses tuteurs se trouve même une femme, célèbre Mary Somerville que nous allons exploiter une autre fois. Elle poursuit ses études après son mariage. Jouait de piano. Connaissait le français.
Activités : mathématicienne, intéressée par les sciences en général comme nous le montrent ses recherches sur le cerveau ou sa tentative de construire des ailes pour pouvoir voler quand elle était encore enfant…
Réussites : respectée par ses collègues hommes. Publie en 1943 une traduction de l'article  du Italien  Menabrea sur la machine de Babbage en ajoutant une quantité considérable de ses propres notes, elle y insère la méthode de calcul qui sera considérée comme le premier programme informatique. (magazine Scientific Memoirs ). On peut ajouter comme petite réussite privée le fait que son mari ne s'opposait pas à sa passion
Citations considérables : Qu'est-ce que l'imagination ? C'est une faculté noble, divine. Cela rend la terre tolérable, cela nous apprend à vivre, dans une dimension éternelle.
Surnommée aussi : L'Enchantanteresse de Numéros par Charles, 
 Anecdotes : aimait bien les jeux d'argent et les chevaux, avait visiblement quelques amants en étant mariée, 
Récompenses posthume : un langage de programmation nommé Ada en son honneur en 1978, plaque commémorative ("Ada Lovelace a vécu dans cette maison"), un prix scientifique pour femmes nommé en son honneur en 2008, un tunnelier également, un bâtiment universitaire à Saragosse, Ada Developers Academy à Seattle, inauguration de la Journée d'Ada Lovelace en 2009 pour célébrer les contributions féminines à la science, 

Ainsi, on voit qu'on est capable de faire beaucoup plus que ce que la société nous dit. Ne soyons donc jamais découragés par ce que nous sommes.

Merci à tous et à la chère Wikipédia

Crulova

vendredi 29 juin 2018

Harriet Stowe, déclancheuse de la Guerre de Sécession



               Bonjour Tout le Monde,



      Les femmes sont connues en tant qu'éléments déclencheurs des diverses guerres, n'est-ce pas cette fameuse Hélène qui a provoqué la Guerre de Troie ? Et pourtant, il existe des dames qui se sont contribuées à l'Histoire autrement que par de beaux yeux. L'une d'entre elles est Mme Harriet Stowe que nous allons analyser aujourd'hui.


      La Guerre de Sécession de 1861-1865 a eu lieu aux Etats-Unis et s'est déroulée entre le Sud et le Nord du pays, tout cela pour abolir enfin l'esclavage, ce qui est arrivé le 18 décembre 1865 grâce à Monsieur Lincoln. Pourtant ce même homme a rencontré en novembre 1862 l'écrivaine Harriet Stowe en la saluant de ces mots là : << Donc c'est vous cette petite femme qui a écrit le livre qui a causé cette grande guerre ! >>. Voici notre petite dame :


                                          

Eh oui, car c'est en partie par la lecture de  La case de l'oncle Tom que les Américains du nord se sont rendus compte qu'il serait peut être bien d'agir un peu plus pour les hommes et femmes noirs. Il s'agit d'un roman écrit par Stowe en 1852, publié tout d'abord en feuilletons dans la magazine abolitioniste National Era.  Bon, 300 000 exemplaires vendues  pour la première édition ce n'est pas rien…
Les personnages du livre sont en effet des esclaves qui doivent souffrir de leur condition défavorable. Les sujet tels que la séparation d'une mère de son enfant, de faux préjugés ou encore la foi chrétienne y sont abordés. En conséquence, une pièce de théâtre est créée à New York quelques mois après , à peu près 300 bébés à Boston sont nommés après l'un des personnages du roman dans l'année qui suit, des éloges se répandent autant que des critiques…
Encore une belle preuve que la littérature engagée peut agir sur notre conscience.

Durée de vie : 1811-1896
Education : Séminaire Féminin Hartford, un établissement géré par sa propre sœur, son instruction comprenait des matières réservées traditionnellement aux hommes (maths, sport…)
Activité : l'écriture. Environ 30 livres publiés. Membre du cercle littéraire Semi-Colon Club
Réussites : elle héberge avec son mari des fugitifs noirs, publie sous son propre nom, payée 400$ pour la parution de son œuvre dans National Era, participe à la fondation de Hartford Art School, devient une d'éditeurs de la magazine littéraire  Hearth and Home ,
Citations considérables : J'espère que toute femme capable d'écrire ne demeurera pas silencieuse. -1850, La situation d'une femme mariée ressemble dans plusieurs aspects à la situation d'un esclave noir : elle ne peut nouer aucun contrat ni détenir une  propriété, tout ce qu'elle hérite ou gagne devient la propriété de son époux - 1869
Récompenses de son vivant : honorée par le gouverneur de Florida en 1874 pour ses mérites
Récompenses posthume : Des timbres américains de la série Distinguished Americans en 2007 ; inscrite au National Women's Hall of Fame (1969) ; un buste par sculptrice Brenda Putman en 1925, fait partie de Hall of Fame for Great Americans, sa maison est reconnue en 1962 comme National Historic Landmark (transformé en hôtel et restaurant) ; une université de St. Louis  prend son nom en 1929,  l'Eglise épiscopale des États-Unis la reconnait en tant que sainte dans son calendrier.


         Ainsi, on peut voir que la bonne volonté porte parfois de beaux fruits et c'est bien de s'engager dans une cause qui nous tient à cœur. Quel chance qu'il existe toujours quelques bons esprits qui se mobilisent pour le bien des autres, peu importe l'époque à laquelle ils vivent.


Merci pour votre attention et à l'auteur de la page Wikipédia consacrée à Mme Stowe.

A la prochaine !

dimanche 13 mai 2018

ma passion pour l'histoire des femmes et mon envie de partager mes recherches

Bonjour Mesdames et messieurs,

Le blog que j'ai l'intention de tenir va traiter de différentes femmes qui ont marqué l'histoire ou dont l'histoire n'est pas assez connue même si elles avaient laissé quelque chose d'intéressant à travers leurs ouvrages, comportements, biographies... Il sera donc question de plusieurs écrivaines, scientifiques, reines, artistes...
Je veux surtout montrer un côté positif de l'histoire des femmes et prouver qu'il existait bien des lettrées et des intellectuelles (qui ont connu plus ou moins de succès ) dans toutes les époques  malgré un accès  à l'éducation limité et des préjugés récurrentes dans une société malheureusement patriarcale et pas mal misogyne.
Quand j'ai commencé mes recherches j'étais une féministe blessée par l'histoire de mon sexe et je n'arrivais pas toujours à pardonner les hommes pour tout ce que les femmes ont du endurer. Mon projet de me renseigner au sujet des dames heureuses, celles qui ont réussi leur vie d'une façon ou d'une autre, était destiné à me faire remonter la morale et me convaincre que l'oppression ne concernait pas tout le monde, qu'il y a eu bien des exceptions à la règle. En effet, j'ai trouvé pleins de femmes instruites, accomplies non seulement dans la vie familiale ( mariage et maternité ) mais dans la sphère publique et professionnelle.
Ainsi, je partagerai ce savoir avec vous.

Je signale que je ne suis pas Française et je ferai sûrement pas mal de fautes de langues pendant mon parcours ici mais cela me fait plaisir de rédiger en français.

Bonne lecture

Crulova